|
Les déchets ménagers qui n’ont pu être recyclés, compostés ou valorisés (on parle de " déchets ultimes ") doivent être valorisés dans des sites répondant à des exigences environnementales propres à les accueillir.
La plus grande partie de ces déchets résiduels ont pour vocation à être valorisés dans le bioréacteur.
Le principe de valorisation énergétique des déchets résiduels par bioréacteur est un compromis entre les Centres d’Enfouissement Technique classiques et la méthanisation. Le bioréacteur est constitué de cellules étanches, dans lesquelles la dégradation des déchets est accélérée par intensification de l’activité bactérienne.
 Le bioréacteur de Montdragon et Labessière Candeil
Cliquez pour agrandir
Le bioréacteur, outil départemental
Le bioréacteur a pour vocation la valorisation des déchets résiduels issus du territoire du plan départemental. Ce sont donc au maximum 90 000 tonnes qui, après recyclage, compostage ou traitement dans les filières spécifiques, doivent être traitées. Ces déchets proviennent des foyers et producteurs tarnais (élargis aux communes de Haute Garonne adhérentes au SIPOM de Revel). Après leur collecte dans les foyers, ils sont regroupés dans des bennes en quais de transfert avant de convoyer vers leur ultime valorisation.
Le bioréacteur, outil de valorisation optimale
Le gisement de déchets, après recyclage et compostage, n’est pas totalement stabilisé. Une dernière valorisation est encore possible… TRIFYL a donc choisi une solution innovante : le bioréacteur qui consiste en une dégradation accélérée des déchets dans des cellules étanches. Les effluents liquides (lixiviats) et gazeux (biogaz) sont récupérés pour être valorisés : Les eaux de percolation vont être réinjectées pour accélérer la méthanisation et le biogaz va être aspiré pour produire de l’énergie.
Le bioréacteur, outil à taille humaine
Dans sa gestion de la filière Déchets, Trifyl s’est équipé de procédés à la fois performants (en s’appuyant sur des technologies reconnues et en les optimisant) et économiquement acceptables. C’est encore ce fonctionnement qui a primé dans le choix du bioréacteur : un équipement moderne à un coût inférieur à la plupart des autres process de valorisation énergétique.
Autour du bioréacteur, un Pôle des Energies Renouvelables...
Le 13 novembre 2006, le premier camion a déposé son contenu pour une mise en fonctionnement du bioréacteur dès le 1er janvier 2007.
Vendredi 6 juillet 2007, le comité de pilotage se réunit pour la première fois autour du projet du Pôle des Energies Renouvelables. Un partenariat tripartite TRIFYL, Ecole des Mines Albi-Carmaux et ADEME est scellé sous la forme d'une convention de coopération-cadre. Les membres fondateurs amorcent ainsi le développement d'un axe Recherche Développement sur le site.
25 partenaires réunis en 5 collèges (Collectivités, Associations environnementales, Socio-professionnels, Techniciens et Personnes Qualifiées) se sont réunis régulièrement pour expertiser et valider les projets à venir sur le Pôle. Plusieurs projets seront à l’étude dès la rentrée sur des thèmes aussi variés que les débouchés du biogaz produit sur le site, la valorisation matière de résidus, la production et l’utilisation du gaz hydrogène en tant que composant chimique ou carburant, des applications sur le solaire...
La vocation de ce pôle est de devenir une vitrine pédagogique et expérimentale de ce qui peut être fait en matière d'énergies renouvelables.Ce projet s’accompagne de l’installation dès 2009 du siège administratif de TRIFYL sur le site.
Actuellement, un travail est lancé pour implanter un circuit pédagogique accessible au grand public sur les énergies renouvelables... Un peu de patience! Le Pôle des Energies Renouvelables sera bientôt prêt à vous accueillir...

|